sergiobelluz

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Arturo Brachetti ou Les Métamorphoses.

La promotion du fabuleux spectacle de ce transformiste hors pair ne rend pas, et c'est dommage, le côté dilettante, le côté soirée de music-hall familiale avec prestidigitateur, le côté presque amateur dans le très bon sens du terme, c'est-à-dire la fraîcheur d'un spectacle encore humain par ses apparentes naïvetés (alors que tout est travaillé au cordeau).

 

J'y retrouve à chaque fois des émerveillements d'enfance, par exemple une partie où il s'amuse avec des ombres chinoises, ce que chacun de nous a au moins fait une fois dans sa vie d’enfant, et même d’adulte, le soir quand on est censé dormir et qu'on n'en a pas envie.

 

J’y retrouve aussi, dans le rythme et les gags, tout un univers rapide et facétieux à la Tex Avery, des sortes de dessins animés pleins d’icônes, de musique, de cinéma, de télévision, un peu comme la fameuse mythologie contemporaine décrite par Barthes , mais en plus rapide et en plus drôle.

 

Arturo Brachetti incarne plus de 80 personnages et se change en  quelques secondes à chaque fois, allant, par exemple, jusqu’à interpréter tous les protagonistes d’un western, du consommateur au cow-boy, en passant par la chanteuse de bar, tout ce beau monde a droit à sa minute de gloire via la porte battante d’un saloon qui n’arrête pas de s’ouvrir et de se fermer

 

Pour lier le tout, et lui donner une touche tendre, Bracchetti a créé une histoire, des conversations avec sa mère, qu’il raconte (invente?) avec son bel accent italien, en s’adressant directement au public.

 

Un extraordinaire spectacle avec un charme fou, vu à Barcelone et qu'on trouve en DVD (l'enregistrement a été fait au Théâtre Mogador).

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2016).

 

 

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26/01/2016
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