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Berne-Melbourne aller-retour (1) : Alexandre Friedrich et madeleine de Proust.

Fin août 2013, au Livre sur les quais, où on m’avait convié pour CH – La Suisse en kit (Suissidez-vous !), se trouvait, à ma gauche, Alexandre Friedrich, un auteur que je connaissais indirectement, excellent écrivain, anarchiste joyeux, avec une histoire entre squats et expatriation.

 

J’avais connu son père, un diplomate, en 1983, alors que je travaillais au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il avait tenté (vainement) de me convaincre d’y rester, en partie à cause du ‘Personal Stop’, l’administration fédérale ayant des quotas d’employés par année qu’elle ne pouvait pas remplacer s’ils s’en allaient.

 

C’est ce même diplomate qui avait signé mon certificat de travail, lorsque je suis parti, un certificat de travail qui me fait éclater de rire à chaque relecture, un de ces certificats aux phrases tordues et au contenu absent qui permettent aux employeurs éventuels de ne surtout pas engager la personne.

 

Mon travail administratif d’une année aux Affaires étrangères y était résumé en un courtois : « M. Belluz nous a quitté de son plein gré le 30 septembre 1983 pour reprendre ses études. Il s’est révélé être un collaborateur intelligent et cultivé. Nos meilleurs vœux l’accompagnent pour son avenir. »

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2013).

 

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26/11/2015
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