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Berne-Melbourne aller-retour (7) : l’humour en Berne.

Un autre jour, j’avais eu le malheur de plaisanter : arrivé au Consulat général à 8.20 du matin, alors que le bureau ouvrait à 8.30, je m’étais fait un café que je sirotais en rêvassant, quand je reçois l’appel interne de mon Consul : « Veuillez passer à mon bureau » (qui se trouvait à des kilomètres de couloir plus loin).

 

Sa porte ouverte, il m’accueille avec ces mots encourageants : « On va faire la comptabilité ». Moi, facétieux : « Ah non ! le bureau n’ouvre qu’à 8.30, j’ai encore quelques minutes de liberté ». C’était reparti pour un long sermon sur le travail et sur le fait que nous étions « au service de la colonie suisse » (qui n’était pas une colonie de vacances, complétais-je en mon for intérieur, en me promettant de mettre de toute urgence mon sens de l’humour en veilleuse, sous peine de condamnation à mort).

 

Six mois plus tard, j’avais donné ma démission à la Centrale à Berne. Sur la foi des préférences géographiques (et surtout culturelles et linguistiques) que j’avais indiquées à mon engagement, où figurait d’abord Rio de Janeiro, puis Singapour, Cape Town et, enfin, Melbourne, qu’on m’avait attribué, il avait été décidé de ne pas accepter ma démission mais de me transférer au Consulat général de Suisse à Lisbonne.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2013).

 

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01/12/2015
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