sergiobelluz

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Des fois, dérailler c'est bon.

Ce qui me frappe et me séduit toujours dans les enregistrements de bossa nova, et notamment chez ses plus célèbres interprètes, João Gilberto, Astrud Gilberto, Antonio Carlos Jobim, Elis Regina, Vinicius de Moraes, Chico Buarque et pleins d’autres, c’est le côté légèrement faux de certaines notes, juste un poil à côté, et ce n’est jamais gênant, au contraire : c’est sensuel, c’est charmant, et c’est totalement juste pour ce type de chant susurré, parlé, presque, dont seules les consonnes restent, accentuées mais  légèrement, comme il sied à un aveu discret, une intimité dévoilée, une confidence souriante chuchotée à une oreille complice.

 

Des imprécisions sonores et humaines qui sont comme une pudeur courtoise, une négligence élégante et désinvolte qu’une plus grande précision trahirait.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2016).

 

 

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20/01/2016
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