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Don Quichochotte : ¡ Qué viva España !

Une anecdote qui résume toute l’ouverture et la générosité de l’Espagne actuelle et qui prouve qu'Almodóvar n'invente rien : je rencontre ma belle voisine Malú - pour María de la Luz, « Marie de Lumière » - qui se promène avec son fils de six ans, Gerard (sans accent, et on prononce le « d » en catalan).

 

On discute cheminée, elle m’explique qu’elle a des copains qui sont venus lui ramoner sa cheminée – j’essaie de ne pas trop penser au double sens, je vois à son sourire et à quelque chose de pétillant dans les yeux qu’elle y a pensé au moment où elle me disait la phrase, on fait semblant de rien.

 

Je lui demande où elle se procure les bûches, elle m’explique qu’elle a un autre copain qui vit dans la montagne et qui lui ramène des fleurs et aussi du bois.

 

Gerard, son fils de six ans, intervient, tout fier de compléter : « C’est Carmela ».

 

Sa mère m’explique, nature, que c’est en fait « Carmelo » mais que ce copain travaille aussi comme travesti dans une boite, « c’est sa passion ».

 

Ni la mère ni le fils ne parlent du bûcheron travesti Carmelo/Carmela comme de quelque chose de particulièrement notable ou d’anormal : il donne un sacré coup de main pour plein de choses et Gerard l’aime beaucoup.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2015).

 

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18/12/2015
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