sergiobelluz

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L'Amiral Nelson (l'autre).

J’ai retrouvé en DVD les trois premières saisons complètes de Voyage To The Bottom Of The Sea, une série que j’adorais quand j’étais petit, de la science-fiction sous-marine (on n’avait pas encore mis le pied sur la lune et les mystères de l’océan valaient bien ceux de l’univers spatial).

 

J’ai une mémoire très précise de Voyage au fond des mers, en français, avec son sous-marin nucléaire Neptune (le Seaview en anglais), son commandant Nelson, son capitaine Lee et son lieutenant Kowalski (ce nom polonais, si exotique pour des oreilles d’enfant, et peut-être pour cette raison-là, d’ailleurs, m’est resté), son grand ordinateur futuriste (une sorte de grand damier vertical noir et blanc qui clignotait). L'indicatif était écrit en lettres jaunes pop-art et on entendait, sur la musique solennelle d'entrée le bip bip régulier d'un sonar.

 

Je remarquais déjà que les images de sous-marin étaient filmées dans un aquarium (les bulles devaient être produites par une Alka Seltzer négligemment jetée par des scénaristes à la gueule de bois), et le reste dans les salles de commande du sous-marin construit en studio (j'avais aussi repéré que certaines scènes de Flipper le dauphin étaient filmées en aquarium, à cause de la luminosité, on devinait les parois du bassin...), et que c’était toujours les mêmes plans, repris à chaque épisode.

 

J’aimais bien les histoires étranges du sous-marin Neptune, avec des événements inexplicables qui incluaient des monstres (animaux ou végétaux, les deux s’exprimaient dans des espèces de terrifiants « flaflaflafla », à cause de l’eau, sans doute) développés par quelques scientifiques fous pour dominer le monde, d’autres ayant mutés à cause des essais nucléaires, sans compter des extraterrestres planqués sur le fond des océans, des hommes mutants devenus atlantes, et même des fantômes de corsaires victime d’une antique malédiction, des officiers japonais rescapés d’un naufrage et pas au courant d’Hiroshima, sans compter des survivants ou des fantômes d’officiers nazis ignorant de la mort d’Hitler et encore en train de travailler à l’avènement d’un diabolique Quatrième Reich.

 

En guest-stars, quelques surprises : deux futurs grands metteurs en scène venus cachetonner, Robert Duvall et un très jeune John Cassavetes, plutôt mauvais acteur à ce moment-là. Quant à l'Amiral Nelson, l'excellent acteur Richard Basehart, je l'avais retrouvé bien plus tard dans La Strada et dans Il Bidone de Fellini, sans me rappeler pourquoi son visage m'était si familier.

 

Star Trek, plus tardif de quelques années, est calqué sur cette série, qui comptait un petit engin, « the flying sub », le sous-marin volant (une soucoupe volante amphibie) qui me fascinait.

 

©Sergio Belluz, 2016, Le journal vagabond (2015).

 

 

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22/01/2016
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