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Les caleçons de Gabin

Touchez pas au grisbi (1954),  de Jacques Becker, d’après Albert Simonin, avec Gabin : des dialogues serrés, secs, avec une touche d’argot qui donne ce côté tragédie grecque – la mafia est une mythologie, avec ses dieux et ses demi-dieux –, et un tout jeune Lino Ventura avec, déjà, une étoffe impressionnante, le gabarit fait beaucoup, mais le jeu est très juste, aussi.

 

Ce qui a vieilli, ou fait sourire aujourd’hui, ce sont ces rapports hommes-femmes, Gabin étant évidemment censé être un fauve et un tombeur – en complet-cravate et chemise repassée. Les femmes sont des « mômes », y compris la superbe Jeanne Moreau, elles idôlatrent leurs « jules », etc...

 

Je ne peux pas m’empêcher de penser au déshabillage compliqué (toutes ces couches d’habits, et, chez les femmes, ces gaines à déboutonner), aux mises en plis mensuelles, au repassage des pantalons et des chemises (mais qui faisait la lessive, chez les caïds, toujours tirés à quatre épingles ?).

 

Et puis on se dit que ce devait être alors plutôt caleçon en toile que slip, et, peut-être, encore, chaussettes tenues par des élastiques fixées au mollet.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2017).

 

 

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25/04/2017
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