sergiobelluz

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* Toâ et Moâ *


Mais pourquoi, 'Toâ et Moâ'?

... Parce que Paul Géraldy a écrit un superbe recueil de poèmes intitulé Toi et moi (1912)

 

... Parce que Marcel Achard a écrit une drôle de comédie intitulée Voulez-vous jouer avec Moâ ? (1923)

 

... Parce que le cubain Moisès Simons a composé une opérette hilarante sur des textes de Bertal-Maubon et Chamfleury intitulée Toi c’est moi (1934)

 

... Parce que ‘Monsieur Moâ’, Sacha Guitry, a écrit une pièce brillante et trop peu jouée intitulée Toâ (1949)

 

... Et aussi parce qu’il était temps qu’on évoquât la chose en profondeur vu qu’on en a toujours parlé :

 

 

Quel poète le Monde perd avec Moâ (Néron)

 

L’État c’est Moâ (Louis XIV)

 

Pour moi, le Moâ et le Toâ révèlent le Ça. (Sigmund Freud)

 

Moâ, c’est Mao (Mao Tse Tung)

 

Les fins de Moâ sont difficiles (Krishnamurti)

 

Oh, le joli Moâ de mai ! (refrain connu)

 

Moâ, j’m’en balance (Barbara)

 

Toâ, Toâ mon toit (Elli Medeiros)

 

 

 

... Et parce qu’en fin de compte Moâ c’est Moâ, et Toâ, tais-Toâ.

 

©Sergio Belluz, 2017

 

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06/09/2017
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Toâ et Moâ: présentation du spectacle

L’humour, l’insolence, le second degré, la dérision sont des constantes de la culture française, qu’on retrouve tout autant dans la chanson dite populaire, Yvette Guilbert, Giorgius, Mistinguett, Trénet, Mireille, Ray Ventura, Boby Lapointe, Jean Constantin, Magali Noël, Nino Ferrer, Salvador, Gainsbourg, Dutronc, Marie-Paule Belle et, plus près de nous, Brigitte Fontaine ou Philippe Katerine que chez des compositeurs comme Rameau, Bizet, Poulenc ou Satie.

 

Se plaçant en droite ligne dans cette tradition, Toâ et Moâ met en scène les amours pétulantes d’un couple d’égocentriques fantasques et loufoques à la Fernandel et à la Pauline Carton, qui causent et qui chantent entre deux bagarres et qui, de déclarations improbables en chamailles truculentes, et de ruptures pétaradantes en réconciliations tumultueuses, égrènent avec une nostalgie amusée, les péripéties de leurs amours passées.

 

On en profite pour évoquer les hauts et les bas de la vie de couple et se balader dans un répertoire à redécouvrir pour la drôlerie de ses textes et le charme délicieusement désuet de ses mélodies, mélange de verdeur, de coquinerie, de mots à double sens, de formules ampoulées, d’onomatopées et de musique primesautière.

 

Les mélodies sont d’Adolphe Adam, Jacques Offenbach, Charles Lecocq, Léo Delibes, Edmond Audran, Henri Goublier fils, Léon Gregh, Reynaldo Hahn, André Messager, Robert Gilbert, Maurice Yvain, Paul Mizraki, Manuel Rosenthal, Jean Delettre, Georges Van Parys, on fait des détours du côté de Cuba avec Moisès Simons et de la Suisse avec Henri Christiné et Arthur Honegger...

 

Les textes, on les doit à la plume facétieuse de journalistes et de dramaturges comme, Adolphe de Leuven et Léon-Lévy Brunswick, Henri Meilhac et Ludovic Halévy (les duettistes favoris d’Offenbach), Eugène Leterrier, Albert Vanloo (un dramaturge belge, ce n’est pas une blague), Georges Duval, Félicien Grétry, Edmond Gondinet, Alexandre Bisson, Alfred Duru, Henri Chivot, Francis de Croisset et Robert de Flers (les Barillet et Grédy de 1920), Marcel Bertal et Louis Maubon (ces derniers auteurs, entre autres, des paroles du célébrissime Je cherche après Titine, repris par Chaplin dans Les Temps modernes), Chamfleury, André Barde, Yves Mirande (écrivain mondain et metteur en scène célèbre des années 30), Lucien Besnard et René Dorin (le père de la dramaturge Françoise Dorin), Maurice Ordonneau, Philippe Parès, Pierre Soulaine et René Pujol, Henri Decoin, André Hornez (à qui l’on doit le célèbre Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?), Albert Willemetz (auteur, entre autres, de l’inénarrable Félicie aussi de Fernandel) et, excusez du peu, M. Moâ lui-même : Sacha Guitry.

 

©Sergio Belluz, 2017

 

 

TOÂ ET MOÂ: ENREGISTREMENT PUBLIC

 

 

 

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06/09/2017
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