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* à Pesaro *


Pesaro (14): 'Torvaldo e Dorliska' de Rossini ou Promenons-nous dans les bois

Je n'étais pas si bien placé que les autres années pour ce 'Torvaldo e Dorliska' de Rossini, dans le cadre du Festival Rossini de Pesaro 2017, un opéra de 1815, la même année que le 'Barbiere di Siviglia', et dont la première a aussi eu lieu à Rome.

 

Inspiré d'un livre, 'Lodoiska', de Francesco Gonella (1796) que Cesare Sterbini - le librettiste du 'Barbiere' - avait adapté, l'opéra est aussi un remake d'une précédente version mise en musique par Johann Simon Mayr.

 

Ça parle d'amour, bien sûr, et d'amours contrariées: c'est un 'opera semiseria' qui raconte l'histoire des deux amoureux du titre, menacé par le terrible Duc d'Ordow, un tyran, qui, pour conquérir Dorliska, essaie de faire tuer Torvaldo, l'emprisonne ensuite. C'est grâce à une révolte de paysans contre le duc que le couple arrive à être réuni à la fin.

 

La mise en scène de Mario Martone jouait habilement sur les allers-retours des protagonistes de la salle à la scène, isolant les très beaux duos d'amour en avant-scène, par exemple, sur la passerelle entre l'orchestre et le public.

 

L'AMOUR SE CHANTE BIEN

 

L'air d'entrée de Giorgio (le baryton Carlo Lepore, efficace et bon comédien), l'intendant du Duc, est un de ces grands airs d'entrée qui font un résumé presque comique des particularités du maître. La cavatine de Dorliska ('Ah, Dorliska sfortunata'...), superbement chantée par la soprano Salome Jicia est gracieuse à souhait, celle de Torvaldo (le ténor russe Dmitry Korchak), 'Fra un istante a te vicino' fait partie de ces magnifiques sérénades pour ténor rossinien "di grazia", et, dans le deuxième acte, les deux amoureux persécutés y vont de leurs deux magnifiques airs (Torvaldo: 'Dille che solo a lei...', Dorliska: 'Ferma, costante, immobile...') et de duos délicieux juste soulignés par les doux pizzicati des violons - les trios, le quatuor et le quintette vocal final sont à tomber de beauté.

 

Le méchant était interprété par Nicola Alaimo, une vedette du festival de Pesaro, dont le physique massif allait parfaitement à ce personnage violent et autoritaire.

 

C'est toujours une merveille de découvrir ces oeuvres oubliées que la Fondation Rossini de Pesaro fait revivre, travaillant sur les partitions, fournissant les parties d'orchestre, et confiant aux plus grands metteurs en scène la tâche de mettre en valeur ce répertoire extraordinaire d'un Rossini jamais à court d'idées musicales.

 

ROSSINI POURRAIT SE PASSER DE CHAMPIGNONS...

 

Pour ce qui est de la scénographie, un grand parc arborisé était figuré en arrière-plan, séparé de l'avant-scène par une grande grille fermée à clé. Sur les côtés de la scène se trouvaient des fauteuils de spectateurs, je suppose pour créer une mise en abyme (la mise en abyme est le grand poncif de la mise en scène contemporaine...). Ce n'était pas gênant, mais assez inutile, tout comme le parc forestier en arrière-scène, très détaillé (c'est tout juste si on ne voyait pas les champignons à cueillir...): l'opéra aurait tout aussi bien pu se passer de décor, les mouvements et le jeu de scène des chanteurs étaient expressifs, et la musique se suffisait à elle-même. On suit d'ailleurs très facilement la trame.

 

Je me trouvais au deuxième étage sur les côtés, mais j'avais une vue parfaite: je me suis mis debout sur un strapontin dans le fond de la loge et j'ai pu suivre le spectacle tout à mon aise et apprécier la beauté de ces voix rossiniennes, qu'on entend si peu ailleurs, la virtuosité et la tendresse combinées, et une tenue vocale d'une très grande élégance, que les improvisations viennent conclure comme si le souffle peu à peu atterrissait.

 

J'étais pour une fois surpris en bien qu'un ténor russe soit si expressif dans ce répertoire: technique parfaite, vocalises de bon goût, timbre chaud, physique avenant et jeu sobre: bravo à Dmitry Korchak.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2017).

 

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12/09/2017
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Pesaro (13) : Rossini et le sexe ou 'La Pietra del Paragone'

C’est toute l’originalité et la spécificité du Festival Rossini de Pesaro (le ROF, pour les intimes) que d’offrir, année après année, jusqu’à quatre opéras du Maestro, et pas des plus connus (en 2017 : ‘Torvaldo e Dorliska, ‘Le Siège de Corinthe’, La Pietra del Paragone et le traditionnel ‘Il Viaggio a Reims’) dans des mises en scène rafraichies, inventives, originales, par les plus grands chanteurs ou ceux en passe de le devenir, et de permettre d’entendre aussi, en passant, la crème de la crème des interprètes dans ce répertoire si particulier, des solistes qui, souvent, ont aussi passé par l’Académie Rossini de Pesaro, où l’on enseigne la vocalità, le style, le phrasé rossiniens.

 

Cette ‘Pietra del Paragone’, par exemple, un opéra bouffe de 1812 (l’auteur avait 20 ans !), est une merveille d’inventivité musicale, sur un livret facétieux à souhait, où le pastiche abonde, par exemple dans l’air du journaliste, ou de celui du poétaillon.

 

On assiste à un huis-clos élégant chez un riche conte qui a peur de se marier et que trois femmes courtisent, dont deux plus intéressées par son argent et par sa situation sociale que par sentiment.

 

Gravitent aussi autour du comte deux parasites, un poétaillon et un journaliste de gazettes mondaines.

 

Le Comte Asdrubale, par un stratagème, mettra tout ce beau monde à l’épreuve, séparera le grain de l’ivraie, et finira amoureux de la femme qui ne l’a pas laissé tomber en chemin...

 

PIER LUIGI PIZZI: QUE DU GLAMOUR!

 

L’élégantissime Pier Luigi Pizzi en a fait une mise en scène et une scénographie aussi élégante que lui, plaçant l’intrigue dans une villa design (qui rappelle le style de l'architecte néerlandais Rietveld), avec meubles assortis, tableaux abstraits de l’école italienne (notamment un Fontana tout lacéré, comme il se doit) le tout avec piscine, dans une sorte de remake de la ‘Dolce Vita’.

 

Au passage, on admire la plastique irréprochable avec plaques de chocolat du superbe comte Asdrubale interprété par le baryton italien Gianluca Margheri, qui se balade en costume de bain, nage entre deux refrains, fait sa gymnastique en chantant ou porte nonchalamment le peignoir quand il ne porte pas tout aussi nonchalamment le smoking.

 

Tout est beau à voir, dans cette production : les femmes sont vêtues à la mode estivale des années 70 (plutôt en Ungaro et Valentino qu’en Yves Saint-Laurent), les hommes font du tennis ou se défient à l’escrime, on monte et on descend des escaliers qui mènent aux chambres avec baies vitrées et terrasses (d’où l’on peut aussi chanter au public) et tout ce beau monde se promène et chante aussi régulièrement sur une passerelle placée entre l’orchestre et le public, une des caractéristiques des trois spectacles que j’ai pu voir cette année au festival.

 

ROSSINI? INTEMPOREL, C'EST À DIRE MODERNE

 

Cette reprise d’une production de 2002 n’a pas pris une ride: les gags continuent de prendre des libertés que Rossini auraient adorées (on y entend l’orchestre reproduire la sonnerie d’un téléphone, et un des magnifiques duos est chanté via des téléphones blancs qui font penser à ces comédies légères des années mussoliniennes), avec quelques anachronismes aussi facétieux que jouissifs (le matériel de gymnastique du Comte, qu’on voit ramer dans sa chambre), le tout avec de très beaux éclairages derrière la maison, qui déroulent le fil de la journée, du matin au soir. 

 

La musique de Rossini, c’est encore et toujours cet art  si subtil des contrastes et des surprises – on part sur une introduction un peu lente qui, d’un coup, se change en un air rapide et enlevé, pour terminer en beauté et avec brio –, des duos, des trios, des quatuors, des quintettes vocaux sublimes, des airs solistes virtuose et expressif à variation pour lequel chaque personnage a son moment de gloire (Rossini connaissait bien la vanité de ses interprètes !), et l’orchestre qui s’amuse à chaque instant, sans compter les récitatifs développés élégamment et tout sauf « secs », malgré leur dénomination.

 

Quant au librettiste Luigi Romanelli, c'est un Lorenzo da Ponte (celui de 'Don Giovanni' et des 'Nozze di Figaro') qui aurait pris des cours chez Eduardo de Filippo et les grands auteurs de la comédie napolitaine - quelle verve!

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2017).

 

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07/09/2017
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Pesaro (12) : Rossini ou Le Jazzman du bel canto

Comme toujours, dans ces beaux opéras méconnus du Rossini des débuts, ceux de Naples, de Bologne, de Venise, ce sont d’extraordinaires virtuosités vocales qui expriment les sentiments des personnages, ces scats rossiniens qui négocient un mot sur plusieurs phrases musicales, qui le découpent, le ânonnent, en exacerbent les voyelles, ralentissant, accélérant, s’arrêtant quelquefois en point d’orgue, repartant ensuite d’un souffle, séparant les notes ou au contraire les liant, accélérant quelquefois la phrase qui devient une logorrhée, la saccadant d’autres fois en en séparant chaque syllabe...

 

Il y a aussi les magnifiques duos, trios, quatuors, quintettes vocaux, accompagnés par des violons en pizzicato ou, quelquefois, complètement a capella, qui atterrissent au final sur un accord orchestral.

 

Et puis ces tendres duos soprano-mezzo à la tierce, qui s’entrelacent et se séparent, qui se rejoignent d’en haut et d’en bas, qui s’arrêtent au même instant sur une syllabe et repartent dans un souffle sur une autre.

 

Et ces morceaux di bravura de personnages ennemis qui affirment leur volonté et leur cruauté, qui est exprimée par la vocalise (je pense à Aureliano, l’empereur ténor...)

 

Il y a quelque chose du travail sur la langue qui évidemment me touche, chez Rossini, et qui rejoint la manière de négocier les phrases (parlées, chantées ou jouées) des grands jazzmen (and women), mais aussi l’inventivité incessante de Rossini qui, à la fois pour des raisons artistiques, mais aussi pour des raisons pratiques (manque de temps, contrats à remplir, chanteurs inadéquats, orchestres incomplets ou défaillants...), réutilise une ouverture, élabore sa composition, recycle d’anciens morceaux, les adaptes, les sculpte, au gré de ses humeurs, des délais qui lui sont impartis, de son besoin de ne pas s’ennuyer, de son sens de la dérision (et de son manque de vanité) pour en faire ces œuvres pas forcément parfaites, mais toujours fondamentalement sincères, quelle que soit la faiblesse du livret : tout devient respiration, brillance, virtuosité, expressivité, passion, énergie, beauté, émotion.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2014).

 

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16/01/2016
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Pesaro (11) : 'Il Viaggio a Reims' de Rossini ou Fellini vocalisant.

Ce ‘Viaggio a Reims’, quelle merveille d’humour! C’est une des traditions du Festival Rossini de Pesaro : chaque année, pour clore le festival, on présente cet opéra qui a le mérite de compter plus de vingt personnages : les jeunes chanteurs de l’académie rossinienne (des professionnels du monde entier venus parfaire leur technique de chant dans ce répertoire si spécifique) s’en donnent à cœur joie.

 

La mise en scène d’Emilio Sagi, l’Espagnol directeur du Teatro Real de Madrid (et avant, du Teatro de la Zarzuela, où je l’avais rencontré) est une petite merveille de simplicité décalée, une sophistication dont il a le secret.

 

Je me souviens d’avoir vu à Madrid La Rosa de Azafrán, une ‘zarzuela’ du compositeur Zorozábal, qu’Emilio Sagi avait mis en scène : un balcon sortait de la paroi lorsque le baryton (mon ami Federico Gallar) devait chanter la sérénade, un balcon où se trouvait une Dulcinée s’éventant avec un grand éventail rose, le tout sur fond bleu... C’était à la fois simple, ingénieux, peu coûteux et formidablement expressif, dans le respect du genre, mais avec un second degré.

 

La mise en scène de ce même Emilio Sagi pour ‘Il Viaggo a Reims’, avec tous ses protagonistes – la Marchesa Melibea, la Contessa di Folleville, Madama Cortese, le Cavalier Belfiore, le Conte di Lebenskof, Lord Sidney, Don Profundo, Il Barone di Trombonok, Don Alvaro, Don Prudenzio... –, doit à la fois éviter les alignements inhérents aux pièces comptant de nombreux personnages, et permettre l’action.

 

Or Emilio Sagi s’amuse au contraire à créer l’alignement tout en permettant le mouvement : au lieu de l’auberge habituelle où, à cause d’un problème de transport, se retrouvent tous ces personnages allant au couronnement de Charles X, il imagine une terrasse d’hôtel de station balnéaire, où sont alignés les transats, et où les personnages défilent et se retrouvent tous, à certains moments, en peignoir dans le premier acte, en habits de cérémonie dans le second, tout ça sur fond de ciel azur qui, à mesure qu’avance l’œuvre et la journée, voit apparaître quelques nuages vaporeux, puis une magnifique pleine lune, jouant à nouveau intelligemment sur le kitsch sans jamais nuire à l’œuvre, en la magnifiant dans son second degré et son ingéniosité, au contraire.

 

Cela permet aussi de montrer le personnel de l’hôtel, de jouer avec une espèce de strip-tease du Cavalier Belfiore (dans la version que j’ai vue, un chanteur aussi sexy qu’un modèle pour slip Versace, un ténor vénitien d’après son nom, Nico Darmanin, magnifique chanteur aussi, et extraordinaire comédien !) ou avec les coquetteries de la Contessa di Folleville (l’espagnole Isabel Rodríguez García).

 

Fantastique aussi d’avoir fait chanter le personnage de Corinne (une belle et brillant Shahar Lavì) dans le public, depuis l’une des loges du troisième balcon, avec la harpiste à ses côtés.

 

Dans cette version, Don Profundo est interprété par le fabuleux (et stentorien) Yunpeng Wang, un magnifique et élancé baryton chinois, pendant que la marquise Mélibée, une frivole séductrice, est incarnée par la grande et pulpeuse japonaise Aya Wakizono.

 

Le Comte (russe) de Libenskof est chanté par le tenorino Anton Rositskiy, Lord Sidney par Marko Mimika (croate ? serbe ?), le Barone di Trombonok, par Anton Markov (bulgare ?), Don Alvaro par Iurii Samoilov (russe ?)...

 

Tous ces jeunes chanteurs s’amusent, le résultat est drôle, enlevé, charmant, frais et superbement musical, ce qui prouve qu’on peut créer des chefs-d’œuvre sans vedettes, par la seule force de la mise en scène et du travail sur la musique et son interprétation.

 

C’est la deuxième fois que je vois ‘Il Viaggio a Reims’ à Pesaro, je trouve extraordinaire qu’avec la même mise en scène, mais avec une équipe complètement renouvelée chaque année, on arrive à une telle perfection scénique et expressive qui doit tout autant à la partition facétieuse et brillante de Rossini (qu’on a récupérée du Conte Ory grâce aux travaux de la Fondation Rossini de Pesaro) qu’à la mise en scène maline, ingénieuse et respectueuse d’Emilio Sagi, décidément toujours original et simple à la fois (comme Jean-Pierre Ponnelle).

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2014).

 

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15/01/2016
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Pesaro (10) : 'Aureliano in Palmira' ou L’Opéra qui pense (de brebis)

Ce fameux Aureliano in Palmira de Rossini, avec une superbe Jessica Pratt (une soprano Australienne devenue une des vedettes de ce festival) souffre d’une mise en scène assez laide, avec des sortes de labyrinthes créés par des cloisons amovibles, et une scène avec des chèvres (!) censées donner la touche « arabe » au tout...

 

C’est que le metteur en scène anglais fait un parallèle avec la situation moyen-orientale actuelle : à la fin, un texte apparaît sur le voile transparent qui descend lentement et on lit : « Contrairement à la version de Rossini, la reine Zénobie a été emmenée à Rome en esclavage », etc...

 

C’est le prétexte pour parler des relations Rome-Orient, donc Occident-Orient. Un peu facile, un peu forcé, et surtout assez inutile.

 

Et même plutôt raciste, avec ce chevrier du troisième acte, comme si les habitants de Palmyre, en Syrie actuelle, étaient des bédouins.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2014).

 

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14/01/2016
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Pesaro (09) : Anna l’Italienne et Anna la Polonaise ou Tenir son rang (de perles).

Vers minuit, Anna l’Italienne, Anna la Polonaise et moi-même sommes partis pour rejoindre le Théâtre Rossini afin d’y apposer la sacro-sainte liste d’inscription au ‘loggione’ (Anna l’Italienne s’est improvisée ‘capolista’, cheffe de liste) et s’y inscrire en bonne position pour la représentation d’Aureliano in Palmira, le Rossini du lendemain.

 

Mais au Teatro Rossini, à 23.45, une liste avait déjà été mise sur la porte. Anna la Polonaise s’y inscrit en cinquième position, non sans avoir argumenté avec deux types qui s’y sont aussi inscrits mais qui trouvent ce système idiot.

 

Anna la Polonaise leur répond alors au quart de tour, et en profite pour se venger de tout ce qu’elle déteste dans le je-m’en-foutisme italien, qu’elle supporte depuis plus de trente ans – et dont elle a déjà intégré la verve imagée, ponctuée de communication non verbale parfaitement maitrisée, les doigts de chaque main réunis, pointant vers le haut et faisant, à hauteur de ventre, un mouvement ascendant descendant accompagnés de répétitifs « Ma a me non mi va tutto questo discorso », aussi flamboyants et inefficaces (mais jubilatoires) qu’un débat préélectoral dans une réunion de parti, urbi et orbi.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2014).

 

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Illustration : « Cinematografo »©Annamaria Mazza, 2015.


13/01/2016
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Pesaro (08) : Anna l’Italienne ou Le gratin.

Anna l’Italienne me fait goûter ce qu’on appelle ici le graten (le gratin), qui est un plat délicieux, en particulier pour récupérer les légumes : on les découpe, on les mets dans de l’huile d’olive, on assaisonne, on saupoudre de panure et on passe tout ça au four (ça a un air de famille avec les tomates à la provençale que j’aime beaucoup faire, on mélange la panure avec de l’ail et du persil, et on recouvre de ce mélange des tranches de tomates qu’on passe ensuite au four).

 

J’ai aussi droit à une sorte de panettone salé, qui est quelque chose comme une foccaccia forrmat cake, délicieux – mais bourratif.

 

©Sergio Belluz, 2017, Le journal vagabond (2014).

 

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Illustration : « Senza tempo »©Annamaria Mazza, 2015.


13/01/2016
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