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* CH La Suisse en kit (Suissidez-vous!) *


Les pastiches? Basta!

Basta! Non, ce n'est pas que j'en ai marre, c'est que samedi 9 dès 11.00, à la librairie Basta, à Lausanne, je présenterai mes pastiches - et il y aura sûrement du vin et des cacahuètes, et des pistaches, pourquoi pas?

 

Pensez-y!

 

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02/06/2018
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CH La Suisse en kit (Suissidez-vous!) - quand La Télé s'en mêle

Même si on m'y renomme Pierre Belluz, merci à mon homonyme Pierre Lachat, libraire chez Payot, pour sa lecture fouillée et son enthousiasme!

 

 

 

 


04/05/2018
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'CH - La Suisse en kit (Suissidez-vous!)': la bande son!

Tous les pays, même les moins musicaux du monde, ont un univers sonore traditionnel et populaire fait de rondes et de chansons apprises – imposées – à l’école, d’hymnes nationaux plus ou moins bien mémorisés, de mélodies de boites à musique et de rengaines ringardes, loufoques ou sentimentales, transmises de génération en génération.


À l’occasion du vernissage de mon livre CH, c’est à la pianiste Oksana Ivashchenko, mon amie et partner in crime (nous avons beaucoup travaillé en récital), que j’ai demandé d’illustrer une partie de ce patrimoine musical populaire suisse évoqué dans mon livre.


Oksana Ivashchenko est une extraordinaire pianiste virtuose, formée au très sérieux Conservatoire Reinhold Glière de Kiev, qui a joué un rôle considérable, quoiqu’involontaire, dans sa spécialité : l’improvisation autour de n’importe quel thème musical. Sur la base des morceaux mentionnés dans CH, et à partir d’une liste que je lui ai fournie, des partitions que j’ai pu lui trouver et des enregistrements disponibles sur youtube, Oksana a concocté un brillant et facétieux pot-pourri de certains des tubes suisses les plus célèbres.

 


-    Le fervent Cantique suisse (1841), l’hymne national suisse (musique du moine cistercien uranais Alberik Zwyssig, sur des vers allemands du journaliste zurichois Leonhard Widmer), dont l’adaptation en français par le pasteur vaudois Charles Chatelanat, commence par Sur nos monts quand le soleil, passe les Alpes et débouche, dans la même tonalité, sur la mer et sur Santa Lucia (1849) du compositeur napolitain Teodoro Cottrau.


-    Le féroce Roulez, Tambours, l’hymne martial genevois, composé par l’écrivain Amiel (1821-1881) entre deux griffonnages frénétiques dans son Journal, s’adoucit en teintes romantiques plus représentatives de leur auteur.


-    Le sentimental Sentiers valaisans, l’hymne alpin et même alpiniste, du Valais, sautille de croche en croche et de roche en roche tel un bouquetin espiègle qui finirait en tyrolienne.


-    Tout simplement, (et chantons en cœur le pays romand, de tout notre cœur et tout simplement) d’Emile Jaques-Dalcroze (1865-1950), créateur de la « rythmique », se met à balancer comme un Vaudois et son équipe, qui auraient pris une quillée lors d’une virée.


-    Allons danser sous les ormeaux, le grand succès de Jean-Jacques Rousseau tiré du chœur final de son opéra 'Le Devin du village' (1752), se mue en Purcell, voire en Bach et finit par faire jazzer dans les chaumières.


-    Ah ! le petit vin blanc, musique de Charles Borel-Clerc (1879-1959), paroles de Jean Dréjac, un classique des tavernes et autres carnotzets vaudois, se fait valse de Vienne après un coup de téléphone intempestif.


-    L’Oiselet a quitté sa branche, d’Emile Jaque-Dalcroze picore chez Chopin et finit comme il a commencé, en Marche funèbre.


-    Dans la vie faut pas s’en faire, du compositeur genevois Henri Christiné (1867-1941), vient rappeler que le calvinisme, c’est bien, mais que la vie, c’est mieux, surtout en fox-trot.


-    La Petite Tonkinoise, du même Henri Christiné, garde son exotisme jusqu’au bout en devenant tango passionnel.


-    Valentine et ses petits petons, toujours du même Christiné, filent du très bon coton avec la gamme de La Mélodie du bonheur.


-    Le Picoulet, une ronde traditionnelle, débouche harmonieusement, à force de tournicoter, sur le 'Matin' de la suite de Peer Gynt, d’Edvard Grieg.


-    Là-haut sur la montagne ('Le Vieux chalet'), de l’abbé Bovet (1879-1951), hésite entre devenir une sonatine de Mozart ou terminer en jazz afro-cubain.


-    Les cloches bovines du chant immémorial fribourgeois  Le Ranz des vaches (Liaubaaaa, Liau-au-baaaa), flirtent avec celles de Big Ben, puis se fondent en une comptine à la Schumann, période 'Scènes d’enfants', avant de tirer la langue et de faire un pied-de-nez bien mérité à Offenbach.


-    Grüezi wohl, Fran Stirnimaa (1969), composé par Mario Feurer, LE tube suisse allemand par excellence, finit par se faire chopsticker et conclut le récital façon Chaplin.


Qui a dit que la musique suisse était ennuyeuse ?

 

©Sergio Belluz, 2015.


P.S. Un grand merci à mon ami Harold Denneulin, compositeur-interprète et ingénieur du son à ses heures, qui s’est chargé de l’enregistrement de ce mini-récital.

 

 

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29/06/2015
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À propos de 'CH La Suisse en kit (Suissidez-vous !)', quelques-un(e)s des protagonistes ont tenu à faire entendre leur opinion.

Guillaume Tell : « Je vous réponds en retard : non, ce n’était pas une Golden de la Migros. »

Winkelried : « Pourquoi c’est toujours moi qui suis de piquet ? »

Jean-Jacques Rousseau : « C’est la faute à Voltaire. »

Voltaire : « C’est la faute à Rousseau. »

Mme de Staël : « J’ai apprécié que vous évoquassiez le rôle des femmes helvètes et que vous parlassiez de mon richissime papa banquier genevois. »

Gottfried Keller : « T’aggord, che ne me zuis chamais marié, mais za ne feut rien tire, dout le monte zait pien que che n’ai chamais édé gai. »

Heidi : « Avec Peter et la chèvre on s’est vachement bien amusé à vous lire, mais grand-père était moins content, comme d’hab. »

Robert Walser : « Vous me faites marcher, ou quoi ? »

Blaise Cendrars : « Les bras m’en tombent. »

Charles Ferdinand Ramuz : « Quoi t’est-ce que vous dites sur mon français qui serait pas tip top, et ben c’est pas vrai, c’est de la recherche d’une langue esspressive. »

Jean-Villard Gilles : « Vous savez ce qu’il vous dit, le Vaudois de service à la Radio Télévision Suisse Romande ? »

Le Colonel Bünzli : « Foutez-moi ce communiste au trou, et qu’ça saute ! »

Charles-Albert Cingria : « Le chapitre qui m’est consacré, c’est la légende des cycles. »

Ella Maillart : « Je tiens à préciser que je n’ai jamais fumé de joints avec Anne-Marie Schwarzenbach, vu que c’est moi qui conduisais. »

Betty Bossi : « Vous savez très bien croquer les personnages, j’ai savouré chaque morceau de votre livre, même si c’est un peu trop salé à mon goût. »

Oin-Oin : « C’est M’sieur Milliquet qui m’a offert votre bouquin pour Noël, j’ai cru que c’était une blague que je me trouvais dedans. Bon, je me souvenais pas d’avoir parlé du PACS, mais ça fait rien, j’ai bien rigolé. »

Max Frisch : « Vous trouvez vraiment que je ressemble au chat du Cheshire d’Alice au Pays des merveilles ? »

Friedrich Dürrenmatt : « Vous ne parlez pas assez de mes gribouillis. »

Nicolas Bouvier : « Était-il vraiment nécessaire de parler de ma gouvernante prussienne ? »

Jean-Luc Godard : « Arrêtez votre cinéma »

Jean Ziegler : « C’est de la propagande latifundo-crypto-réactionnaire. »

Zouc : « Merci pour votre gros livre, je l’ai droit même offert à Mademoiselle Ernestine, l’organiste, ça l’occupe, et pis comme ça elle ne m’appelle pas pendant des heures, qué ? »

Mme Pahud : « Hein ? Oh ben c’est un bien joli livre, ah voui, voui…J’ai trouvé bonnard que vous parliez de François Silvant, pas ? Mais vous pourrez dire à l’éditeur que c’est écrit trop petit, avec mes fonds de chope, j’ai eu de la peine, donc. »

Jacques Chessex : « Qui c’est qu’à cafté au sujet de la chatte de la voisine ? »

Fritz Zorn : « Je vous signale que, contrairement à ce que vous affirmez, je n’allais pas faire de shopping à New York, mais à Miami, et c’était dur, car c’était très humide comme climat, même au Hilton. »

Peter Bichsel : « Je me suis plus plu dans votre livre que dans « Zimmer 202 » d’Éric Bergkraut, le documentaire sur moi, à Paris, où je fais croire pendant une heure et demie que je n’aime pas cette ville et que je suis content de passer tout mon séjour coincé dans ma chambre d’hôtel à regarder la téloche, alors qu’en fait, je voulais faire une virée aux Folies-Bergère. Ah là là. »

Roland Jaccard : « Votre chapitre sur moi révèle votre Surmoi et exprime une forme de schizoïdie incivile. Et toc. »

Hugo Loetscher : « Pourvu que Dieu ne soit pas suisse ! »

Milena Moser : « Vous auriez dû suivre des cours à la Schriebschule, mon école d’écriture, je vous aurais fait un prix. »

Christoph Blocher : « Das isch e Skandall. »

Le pasteur : « Dieu reconnaîtra les miens. »

Le curé : « Vous me ferez deux pasteurs et trois abbés, euh, non, je veux dire deux pater et trois avé. Comment ça « avé quoi ? », avé ferveur, té peuchère va. »

Caliméro: « C’est vraiment trop injuste. »

Titeuf: «J’dis pô ça méchamment, mais mon 'Guide du zizi sexuel' il est mieux, y a plus d’images. »

Finn, ours bernois, retraité de la fosse aux : « Grrrouumph. »

 

©Sergio Belluz, 2015.

 

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29/06/2015
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Ils ont dit, à propos de 'CH. La Suisse en kit (Suissidez-vous !)'

« L’ouvrage, comme tout ouvrage savant, comporte une bibliographie très riche, ainsi que des références qui permettent au lecteur de se « suissider » davantage, s’il n’est toujours pas rassasié de suissitude après cette lecture. Et s’il ne retrouve pas de mémoire un passage, un index salvateur est là pour lui porter secours. » (Francis Richard, LesObservateurs.ch, 6 novembre 2012)

« L’âme helvétique est disséquée dans un ouvrage savant et délirant de Sergio Belluz. Une petite bible de la Suisse avec géraniums au balcon, Cénovis, Parfait et cigares Villiger inclus. » (Jean-Luc Wenger, L’Express/L’Impartial, 15 novembre 2012)

« Une belle manière de revisiter les grandes figures contemporaines et de l’histoire. » (Philippe Revaz, Radio Suisse Romande (RTS), émission Forum, 20 novembre 2012)

« C’est quoi ? Un livre sur l’exception helvétique racontée par des Suisses qui ont marqué leur temps. Le ton ? Impertinent, mais les biographies sont sérieusement documentées. On adore : le vocabulaire de base à l’usage des touristes éberlués. » (Femina, 25 novembre 2012)

« Je vous recommande ce livre, un livre qui m’a fait beaucoup rire et qui en même temps m’a instruit. » (Christophe Bourseiller, France Musique, La Matinale, 4 décembre 2012)

« Avec une impertinence jouissive, il dézingue les grands mythes et nous révèle des petites histoires croustillantes et méconnues au sein de la grande Histoire helvétique. » (Anne-Sylvie Sprenger, Le Matin Dimanche, 16 décembre 2012)

« Ein leichtes Buch, das positiv zu lesen ist, und mit einer hoffnungsvollen Konclusion: Ja, die Schweiz gibt es ! » (Stéphane Gabioud, Radio Suisse Allemande (SRF1), die Anderen-Les autres, 29 décembre 2012)

« Qu’est-ce que la Suisse ? L’encyclopédie « La Suisse en kit », signée Sergio Belluz, tente de répondre à cette question avec espièglerie. » (Coopération Magazine, 31 décembre 2012)

« Avec son livre « CH La Suisse en kit », le Lausannois Sergio Belluz dresse le portrait décalé et encyclopédique d’une Helvétie sans fard ni pompe. À travers des biographies réelles et des pastiches de personnalités allant de Heidi à Jean Ziegler, en passant par Zouc, Chessex et bien d’autres. » (Laurent Nicolet, Migros Magazine, 31 décembre 2012)

« Un livre consacré à la Suisse qui soit à la fois très documenté et très très  drôle, c'est très très très rare (...) Sergio Belluz a le grand mérite de replacer le génie suisse polymorphe autant que méconnu au premier rang, en privilégiant la culture, et sans craindre d'être vif et persifleur, voire parfois injuste en toute mauvaise foi souriante. » (Jean-Louis Kuffer, Passion de lire, blog 24 Heures, 2 janvier 2014)

 

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29/06/2015
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"Zapping Back: Sergio Belluz, 'La Suisse en kit'" (Jean-Louis Kuffer, 'Passion de lire', 2 I 2014)

"Un livre consacré à la Suisse qui soit à la fois très documenté et très très  drôle, c'est très très très rare et ce fut l'une des premières grandes surprises du tournant de l'année 2012-2013. L'auteur, secundo rital d'érudition joyeuse, combine un tableau de la Suisse admirablement prologué en une trentaine de pages, suivi d'un formidable Who's who culturel (de Godard à Ziegler), littéraire (de Bouvier à Dürrenmatt) ou caustique (de Oin-Oin à Zouc) assorti de pastiches parfois épatants. Le ton est jovial au possible, mais le fond est beaucoup plus solide et varié, surtout plus original que pas mal d'ouvrages sur le Multipack helvète, notoirement assommants ou gris, lancinants comme un jour de foehn à Bienne. Sergio Belluz a le grand mérite de replacer le génie suisse polymorphe autant que méconnu au premier rang, en privilégiant la culture, et sans craindre d'être vif et persifleur, voire parfois injuste en toute mauvaise foi souriante. Le sous-titre sur fond rouge, SUISSIDEZ-VOUS, est d'aussi mauvais goût que la couverture. Mais Dieu que ça fait du bien de voir un défaut en Suisse !

 

Jean-Louis Kuffer"

 

http://passiondelire.blog.24heures.ch/archive/2014/01/index.html

 

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29/06/2015
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"Le laboratoire helvétique démonté en riant" (Jean-Louis Kuffer, '24 Heures', 10 I 2013)

"Littérature: Sergio Belluz détaille La Suisse en kit, livre irrévérencieux et tonique

 

Les livres consacrés à la Suisse se reproduisent avec plus d'alacrité que les nains de jardin, et certains se vendent même comme des petits pains. il faut dire que rien ne passionne autant les Suisses que leur drôle de pays. Hélas, le gris domine trop souvent le genre, même quand on prétend "briser les clichés".

 

Or La Suisse en kit de Sergio Belluz rompt avec cette grisaille par sa manière à la fois hirsute et profuse, son insolence roborative et sa mise en forme originale, faisant alterner aperçus fouillés et pastiches d'auteurs. Passons sur la couverture de mauvais goût, aggravé par l'absurde bandeau - "Suissidez-vous!" -, pour apprécier la richesse du contenu.

 

Après un avant-propos immédiatement caustique dans sa façon de désigner ce "pays orgueilleux qui n'aime pas parler de lui et qui déteste qu'on le fasse à sa place", l'auteur, secondo d'ascendance italienne, brosse un premier tableau synthétique et pertinent de l'histoire de notre Confédération "pacifique" marquée par d0incessante guerres à motifs essentiellement religieux, avant l'établissement d'u  consensus plus pragmatique qu'évangélique. Suit un Who's Who de "pipoles' surtout littéraires, de Rousseau et Madame de Staël à Dürrenmatt, en passant par Cendrars, Bouvier, Chessex, Bichsel, Loetscher, Ella Maillart et des "figures" helvétiques, tels l'inoubliable Zouc ou notre benêt cantonal Oin-Oin, notre très cher Gilles, ma marque ménagère Betty Bossy, l'emblématique et lugubre Fritz Zorn et les non moins incontournables Ziegler et Godard.

 

Surprenant dans ses approches (celle de Gottfried Keller est épatante, comme son pastiche), Sergio Belluz est parfois expéditif dans sa façon d'égratigner un monument ou de singer un style (défaillante présentation de Ramuz). L'ensemble (complété par un jouissif glossaire "confédéral") constitue un kaléidoscope documentaire attrayant qui a ce mérite rare, non sans faire souvent rire, d'illsutrer la réalité complexe et contradictoire de ce laboratoire de démocratie et de multiculture qu'est notre cher pays.

 

Jean-Louis Kuffer."

 

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28/06/2015
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