sergiobelluz

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* à l'écoute *


Paris en musique and all that Zaz.

À la FNAC, je suis tombé sur l’hommage à Paris de Zaz, avec Thomas Dutronc et Aznavour en gueststars.

 

Zaz revisite Sous le ciel de Paris, Paris Canaille, I Love Paris (de Cole Porter), Jolie Môme, J’ai deux amours, Les Champs-Elysées, etc, en version jazz-manouche, avec quelques incursions côté jazz tout court.

 

Sa voix enrouée, gouailleuse, va bien avec ce répertoire, même si je trouve que les arrangements de Quincy Jones sont un peu trop carrés, et la diction trop plan-plan.

 

C’est bien de revisiter le répertoire, mais pour le faire redécouvrir magnifiquement, comme le font les chanteurs de jazz avec les ‘standards’. Souvent, on se borne à réorchestrer sans grande imagination, on change de rythme, on chante en java ce qui était un slow, ou inversement, et ça n’a aucune sorte d’intérêt.

 

Mais le disque est plaisant, et j'ai une préférence pour l'enjoué Paris sera toujours Paris, dont le texte est dû au fin et drôlissime Albert Willemetz, auteur entre autres de 'Félicie aussi' et de 'Mon homme', une chanson que Zaz arrive à renouveler avec fraicheur et talent.

 

©Sergio Belluz, 2017, le journal vagabond (2014).

 

 

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04/03/2016
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Des fois, dérailler c'est bon.

Ce qui me frappe et me séduit toujours dans les enregistrements de bossa nova, et notamment chez ses plus célèbres interprètes, João Gilberto, Astrud Gilberto, Antonio Carlos Jobim, Elis Regina, Vinicius de Moraes, Chico Buarque et pleins d’autres, c’est le côté légèrement faux de certaines notes, juste un poil à côté, et ce n’est jamais gênant, au contraire : c’est sensuel, c’est charmant, et c’est totalement juste pour ce type de chant susurré, parlé, presque, dont seules les consonnes restent, accentuées mais  légèrement, comme il sied à un aveu discret, une intimité dévoilée, une confidence souriante chuchotée à une oreille complice.

 

Des imprécisions sonores et humaines qui sont comme une pudeur courtoise, une négligence élégante et désinvolte qu’une plus grande précision trahirait.

 

©Sergio Belluz, 2017, le journal vagabond (2016).

 

 

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20/01/2016
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