* Daniel Clowes * - sergiobelluz

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* Daniel Clowes *


Panorama du roman graphique # 23 : Daniel Clowes, 'Mister Wonderful' (2011)

Un superbe album qui ressemble à un strip américain conventionnel, mais qui raconte en réalité et avec une tendre ironie la rencontre d’un homme d’âge moyen, divorcé et souffrant de solitude, et d’une femme dans le même cas, les deux se retrouvant dans un café sur l’instance d’amis communs.

 

C’est de nouveau la vacuité de la classe moyenne américaine qui est caricaturée, mais avec tendresse aussi : les deux protagonistes veulent une relation, et ne savent plus comment s’y prendre, veulent apparaître intéressants et n’en ont plus l’énergie ni les illusions. Ils finiront quand même ensemble.

 

Manière très intéressante d’utiliser les carrés de dialogues entre ce que les protagonistes disent et ce qu’ils pensent, concrètement un phylactère blanc pour ce qu’ils disent et, superposé, un carré jaune pour ce qu’ils pensent. Comme ce qu’ils expriment est très conventionnel, vu que c’est une première rencontre, on voit des bouts de ce qu’ils disent, mais c’est surtout ce qu’ils pensent qui est intéressant et qu’on peut lire en entier.

 

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Panorama du roman graphique* # 23 : Daniel Clowes Mister Wonderful (Bègles : Cornélius, 2011)

 

(la suite au prochain épisode)

 

*On devrait dire « narration graphique »: sous l’étiquette commerciale de « roman graphique » (de l’américain « graphic novel ») sont réunies des bandes dessinées pour adultes où l’on trouve fictions, biographies, récits de voyage ou reportages.

 

©Sergio Belluz, 2015.


10/06/2015
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Panorama du roman graphique # 22 : Daniel Clowes, 'Pussey !' (1995)

Toujours dans cette même veine satirique dont Daniel Clowes s’est fait une spécialité, un autoportrait ironique en grand dessinateur au nom révélateur de Daniel Pussey, « Pussy » voulant dire « chatte » et donc falot.

 

Tout y passe : le propriétaire de studio de dessin qui exploite les dessinateurs (qui se divisent en dessinateur, lettreurs, encreurs et scénaristes), les fausses remises de prix au meilleur dessinateur de l’année, les négociations pour une hausse de salaire ou pour simplement obtenir que sa signature figure sur les dessins au moment de la publication, les collectionneurs de BD nuls, les conventions BD, etc.

 

Très drôle.

 

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 Panorama du roman graphique* # 22 : Daniel Clowes, Pussey !  (Paris: Rackham: 2002)

 

(la suite au prochain épisode)

 

*On devrait dire « narration graphique »: sous l’étiquette commerciale de « roman graphique » (de l’américain « graphic novel ») sont réunies des bandes dessinées pour adultes où l’on trouve fictions, biographies, récits de voyage ou reportages.

 

©Sergio Belluz, 2015.


09/06/2015
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Panorama du roman graphique # 21: Daniel Clowes, 'Eightball' (1989-2004)

Une série de chroniques autobiographiques très drôles dans un style entre Rubrique-à-brac  et Mad, et dans un dessin efficace tirant vers le strip, avec quelques pastiches de strips célèbres au passage.

 

On a la chronique Art School Confidential, dessinée comme un documentaire ou un film noir, avec une « voix off » (c'est-à-dire, un texte placé en haut de la case) qui dit : Ils croyaient tous que j’étais aux Beaux-Arts pour apprendre différentes techniques d’expression en vue d’une carrière dans les arts visuels… et c’est exactement ce que je voulais qu’ils croient ! En fait, j’étais un agent autonome infiltré dans le but de lever le voile sur la plus scandaleuse escroquerie du siècle !

 

Ca continue avec des gros titres du style « L’histoire qui fit éclater au grand jour un racket d’un million de dollars ! » et des sous-commentaires de style pub pour film : Avec : des mecs pleins de fric qui dessinent plus mal que ta sœur de sept ans ! Des profs artistes has-been qui ne pourraient même pas apprendre à un chien à aboyer ! Des nanas étudiantes en arts plastiques nombrilistes et névrosées qui font leurs fringues elles-mêmes.

 

Les commentaires off sont placés en haut de la case, la case contient à la fois les dessins et les bulles des différents personnages présentés, quelquefois avec des flèches sur des détails du dessin.

 

Les chroniques vont de Je vous déteste du fond du cœur à Mon suicide, en passant par Pourquoi je hais les chrétiens, Un message pour les gens du futur, Frustration sexuelle, ou Ugly girls.

 

Très drôle, très fin, très mordant.

 

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Panorama du roman graphique* # 21: Daniel Clowes, Eightball (Bègles : Cornélius, 2009)

 

(la suite au prochain épisode)

 

*On devrait dire « narration graphique »: sous l’étiquette commerciale de « roman graphique » (de l’américain « graphic novel ») sont réunies des bandes dessinées pour adultes où l’on trouve fictions, biographies, récits de voyage ou reportages.

 

©Sergio Belluz, 2015.


08/06/2015
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Panorama du roman graphique # 20 : Daniel Clowes, 'David Boring' (2000)

La recherche du père, dessinateur, par un jeune homme qui se nomme 'David Ennuyeux' et qui s’ennuie. 

 

Technique superbe, dessin noir et blanc jouant sur les ombres, une fausse bande dessinée de style Rip Kirby et Rolf Lichtenstein, avec un scénario tout en second degré et mises en abyme. Les aventures de David intercalées entre celles de la bande dessinée La Griffe jaune (dont l’auteur mystérieux est le père dessinateur que David n’a jamais connu et qu’il recherche), et celles d’une sorte de film noir, le tout en différentes tonalités de gris.

 

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 Panorama du roman graphique* # 20 : Daniel Clowes, David Boring, (Bègles : Cornélius, 2002)

 

(la suite au prochain épisode)

 

*On devrait dire « narration graphique »: sous l’étiquette commerciale de « roman graphique » (de l’américain « graphic novel ») sont réunies des bandes dessinées pour adultes où l’on trouve fictions, biographies, récits de voyage ou reportages.

 

©Sergio Belluz, 2015.


07/06/2015
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Panorama du roman graphique # 19 : Daniel Clowes 'Ghost world' (1997)

Une chronique en huit chapitre de deux jeunes adolescentes et de leurs délires, entre poussées hormonales, fantasmes sexuels, conversations débridées, longs téléphones, provocs et crises existentielles.

 

Très drôle, dans un graphisme précis, mais en tonalité blanc-noir avec un fond vert pastel. Une vraie descente dans le monde hypersexué et hystérique des adolescentes américaines.

 

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 Panorama du roman graphique* # 19 : Daniel Clowes Ghost world (Ners : Vertige Graphic, 1999)

 

(la suite au prochain épisode)

 

*On devrait dire « narration graphique »: sous l’étiquette commerciale de « roman graphique » (de l’américain « graphic novel ») sont réunies des bandes dessinées pour adultes où l’on trouve fictions, biographies, récits de voyage ou reportages.

 

©Sergio Belluz, 2015.


06/06/2015
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Panorama du roman graphique # 18 : Daniel Clowes, 'Un gant de velours pris dans la fonte' (1993)

Une sorte de faux road-movie sur un jeune qui, après avoir vu un film porno sado-maso, et flashé sur sa protagoniste, part à sa recherche, et côtoie toute une série d’êtres sinistres et farfelus (une jeune fille à tête de patate, un chien sans orifice, un type avec des implants capillaires pas terminés, un type avec des crevettes vivantes à la place des yeux, une secte apocalyptique, etc.).

 

C’est toute une Amérique médiocre qui défile avec ses fast-foods, ses publicités criardes, ses sectaires crédules, ses programmes télé imbéciles, y compris les infomercials (des publicités formatées comme des programmes d’information), ses gros titres racoleurs et ses clichés, dans une histoire qui ressemble à un scénario de nanar noir (ou de  noir nanar).

 

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Panorama du roman graphique* # 18 : Daniel Clowes, Un gant de velours pris dans la fonte (Paris : Cornélius, 2004), versio originale Like A Velvet Glove Cast In Iron (1993)

 

(la suite au prochain épisode)

 

*On devrait dire « narration graphique »: sous l’étiquette commerciale de « roman graphique » (de l’américain « graphic novel ») sont réunies des bandes dessinées pour adultes où l’on trouve fictions, biographies, récits de voyage ou reportages.

 

©Sergio Belluz, 2015.


05/06/2015
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