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Le cinoche, le bon : 'Guardie e Ladri' avec Totò et Aldo Fabrizi (1951)

Hier soir, moments de rire avec Guardie e Ladri, ce chef-d’oeuvre méconnu de la comédie italienne.

 

Au scénario, entre autres, Cesare Zavattini, Mario Monicelli, Stenio et Aldo Fabrizi, qui joue aussi un des deux rôles principaux,

 

À la réalisation, Monicelli et Stenio, et la photographie est due au futur cinéaste Mario Bava.

 

C’est une coproduction Carlo Ponti (le mari de Sophia Loren) et Dino de Laurentiis (le mari de Silvana Mangano), et c’est Aurelio de Laurentiis, le fils, qui présente le DVD.

 

C’est surtout, surtout, Aldo Fabrizi et Totò qui, tous deux, se partagent le film, l’un gendarme (Fabrizi), l’autre voleur à la petite semaine (Totò), l’un menacé dans son emploi pour avoir laissé échapper l’autre, l’autre fatigué de toujours courir pour entretenir sa famille, qui ne connait pas ses activités.

 

La reconnaissance mutuelle de leurs deux misères touche et touche juste, chacun jouant le rôle que la société lui a attribué, sans être dupe, les deux comprenant le système et s’arrangeant avec lui.

 

Des scènes de poursuites hilarantes, des saynètes drôles où Totò engage de jeunes gosses romains pour aller toucher une aide alimentaire pour famille nombreuse (les gosses négocient sec et exigent deux sacs de victuailles au lieu d’un seul proposé par Totò...).

 

Encore un exemple de l’extraordinaire qualité du cinéma italien de l’âge d’or, à la fois émouvant et drôle, sophistiqué, très écrit, aux scénarios futés, et populaires.

 

Ça n’a pas pris une ride.

 

Le film a reçu le prix du meilleur scénario à Cannes.

 

©Sergio Belluz, 2018, le journal vagabond (2017)

 

Guardie e ladri.jpg



17/08/2018
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